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Ton humour, ta culture, ton énergie, ton rire... Tout va nous manquer Fred ! Jackie

Jackie-Hyejung Son25 mai 2026

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Fred, Le grand. L’élégant. Et l’amoureux des chats. Celui qui racontait des histoires improbables, pleines de bon rire, de nuits qui finissaient trop tard et de souvenirs d’un Paris qui, selon toi, était toujours « mieux avant ». Et au fond… pour moi, Paris, c’est un peu toi : ton humour pétillant, et ton argot légendaire. Toujours quelque chose à raconter. De ton enfance quand, en Suisse, tu faisais attacher tes chaussures par les petites filles. Les visites de la maison de Charlie Chaplin, à Vevey. Et tout apparaissait comme dans le scénario d’un film : celui d’un enfant né adulte… puis devenu un adulte resté un peu enfant (mais avec un compte au Luxembourg ?). Et puis il y avait les innombrables films dont tu parlais, en disant : « Comment ça, tu ne connais pas Patrick Dewaere ? » Puis venaient le jazz, le blues, les chansons oubliées : « Attends… tu ne connais vraiment pas Jimmy Fontana ? » Et ensuite la politique, l’Histoire, les guerres, les défaites et les victoires : « Quoi ? Tu ne sais pas qui était Alfred Dreyfus ? » Et entre une discussion et l’autre, sans même qu’on s’en rende compte, à propos de l’histoire, c’est toi qui as laissé ton histoire en nous. Avec ton style intemporel, cette façon de parler et de rire que rien ne semblait pouvoir vieillir. Et aujourd’hui, une vérité nous rattrape : nous pensions que, toi aussi, tu étais intemporel. La vérité, Fred, c’est qu’on ne peut pas ajouter du temps à la vie. Mais s’il y a bien une chose que tu nous as montrée, c’est qu’on peut ajouter de la vie au temps. Une blague de plus. Une folie de plus. Une conversation de trop à deux heures du matin. Et une belle montre (à remontage manuel), soit dorée, soit argentée, mais surtout jamais les deux en même temps, c’est pas classe. (Tu nous as appris ça aussi.) Parfois, nous aimerions un miracle. Une minute de plus. Une dernière conversation. Un retour impossible. Mais peut-être que le miracle… est justement là. Dans le fait d’avoir croisé quelqu’un comme toi et dans tous ces éclats de rire qui continuent de vivre en nous. Dans cette trace invisible que tu as laissée partout : dans nos souvenirs, nos discussions, dans notre manière d’aimer la vie un peu plus librement. Parce qu’au fond, le vrai miracle n’est peut-être pas de garder les gens pour toujours. Le vrai miracle, c’est de continuer à les faire vivre à travers nous : chez Patricia, dans ta famille, chez tes nombreux amis… et chez les chats. Cher Fred, continue de rire quelque part, de planète en planète, dans ta Porsche cosmique, et entre une étoile et une autre, laisse-nous un petit signal depuis ta galaxie mythique. Alors bon voyage, Fred.

Laura Terminio
26 mai 2026
Photo partagée par Lancereau Stephane

À Fred, mon Ami, Ah, ça, on s’en est foutu des peignées sur la gueule, à refaire le monde, arguments contre arguments, mauvaise foi contre mauvaise foi, à réécrire l’histoire, la Grande, la Petite, l’Anecdote, à commenter les chevauchés de Bahamontés ou d’Anquetil dans la Madeleine (pas Proust, l’autre), à refaire les mêlées au stade de Colombes lors du Du Manoir, à mégoter sur Yann Brossard, ta bête noire, ta tête de turc… Bon, il restera les apéros chez Gérard (liquidation totale des bouteilles de Suze avec le Polonais… hi hi, inoubliable, j’en redemande, toi aussi j’en suis sûr,) puis Alvaro, puis aux Amateurs, un déjeuner terminé au Cognac avec Louis place Nationale (merci AGCK), un autre déjeuner chez Gérard où tu ne voulais pas quitter ta veste en tweed remplie de biftons qu’un client t’avait chargé de transmettre au Luxembourg (alors qu’il faisait une chaleur à crever, hi hi hi ! C’est drôle, Monfred), les sempiternels restos japonais, italiens et indiens en face de la patinoire de BB, même le turc y est passé, les belotes jusqu’à 1 du mat chez nous (« T’as une tierce, toi, là-bas ? »), la mystification du DVD de Claudius (du grand art, hi hi hi), tes déchirures et peines juste parfois entrevues, apperçues (pudeur oblige), la vraie mêlée enflammée de rugby détruisant les rideaux de notre appartement et que Moustache réparera, « Christine, la rouquine » disait mon ex au bar de Boulogne Nord un dimanche midi, ton indéfectible amour des chats (Mao, toi, le

Lancereau Stephane
24 mai 2026